CENTRE MAROCAIN DES ETUDES STRATEGIQUES

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Les panels de AfricaSec 2018

Visualisez le détail des panels (Compositions, Photos et Points clés des interventions).

Rapport, recommandations et remerciements AfricaSec 2018

 

 

Consultez les résultats, le rapport général, les recommandations et les motions des remerciements.

Revue de presse sur AfricaSec 2018

 

 

Consultez les liens de la presse assurant la couverture de l'événement AfricaSec édition 2018.

 

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Sous le thème: les Menaces Emergentes et les Nouveaux Risques de Conflictualité en Afrique.
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Ce forum réunira des participants de haut-niveau dans le but d’analyser, de débattre et d’échanger les expériences.
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Séance d'ouverture
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Séance d'ouverture
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1ère Séance Plénière : L'Afrique face aux défis asymétriques et aux ennemis de l'ère numérique
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1ère Séance Plénière : L'Afrique face aux défis asymétriques et aux ennemis de l'ère numérique
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1ère Séance Plénière : L'Afrique face aux défis asymétriques et aux ennemis de l'ère numérique
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2ème Séance Plénière : L’union Africaine face au défi de la paix et de la sécurité sur le continent (menaces émergentes et nouveaux risques de conflictualité)
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2ème Séance Plénière : L’union Africaine face au défi de la paix et de la sécurité sur le continent (menaces émergentes et nouveaux risques de conflictualité)
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3ème Séance Plénière : DAECH - de la territorialisation à la fragmentation et prolifération de groupes et combattants terroristes
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3ème Séance Plénière : DAECH -de la territorialisation à la fragmentation et prolifération de groupes et combattants terroristes
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4ème Séance Plénière : La place du renseignement dans l'architecture sécuritaire de lutte contre le terrorisme
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4ème Séance Plénière : La place du renseignement dans l'architecture sécuritaire de lutte contre le terrorisme
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5ème Séance Plénière : La stratégie marocaine de la lutte contre le radicalisme et l'extrémisme violent
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5ème Séance Plénière : La stratégie marocaine de la lutte contre le radicalisme et l'extrémisme violent
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6ème Séance Plénière :La zone sahélo-saharienne : retour de la menace entre le terrorisme transnational organisé et les milices armées.
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6ème Séance Plénière :La zone sahélo-saharienne : retour de la menace entre le terrorisme transnational organisé et les milices armées.
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7ème Séance Plénière :Nouvelles générations de terroristes et les nouveaux " modus operandi "
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7ème Séance Plénière :Nouvelles générations de terroristes et les nouveaux " modus operandi "
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8ème Séance Plénière : L'approche genre dans la lutte contre la radicalisation et le terrorisme

CRISE DU SAHEL: LE MAROC, ACTEUR INCONTOURNABLE
MOHAMED BENHAMMOU, PRÉSIDENT DU CENTRE MAROCAIN D’ETUDES STRATÉGIQUES

 

La crise malienne est en train de connaître un enlisement engendrant un élément supplémentaire d’instabilité dans une région hautement explosive. Le Maroc fort de sa proximité géographique, mais aussi de ses liens historiques avec les pays de la Région, pourrait jouer un rôle important dans l’équation sécuritaire.
 

- L’Economiste : Quel bilan peut-on dresser sur la situation actuelle au Mali ?
- Mohamed Benhammou: La situation est actuellement à un stade préoccupant d’avant-guerre. Des acteurs non étatiques sont actuellement présents au nord du pays. Ce sont des groupes radicaux et terroristes qui se sont joints à un mouvement rebelle et sécessionniste. L’objectif est de prendre possession de cette partie du pays. Les prises de position peu claires de certains acteurs régionaux compliquent la donne. Il faut aussi noter qu’il y a des agendas locaux et internationaux qui semblent contradictoires et qui n’aident que très peu à la résolution de la crise. Nous sommes actuellement à la veille d’une intervention militaire, mais l’avenir reste incertain.

- Quelle forme pourrait prendre cette opération militaire?
- Le scénario le plus probable actuellement est celui de la mise en place d’un contingent militaire de la Cedeao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), avec le renfort de certaines unités de pays africains n’y appartenant pas. Elle devrait s’étaler sur une année en passant par plusieurs étapes de formation et de préparation, pour entreprendre les opérations sur le terrain d’ici quelques semaines.

- Quelle stratégie sécuritaire sera mise en place?
- Il est certain que nous sommes aujourd’hui dans l’optique d’une guerre asymétrique, une armée régulière ne peut pas avoir la même stratégie ni les mêmes tactiques de combat. Ces forces vont essayer de reprendre les principales villes au nord du Mali, une affaire facile en théorie, mais ce n’est pas pour autant que le problème de l’Aqmi et d’Ansar Eddine va être réglé.
La tendance ira vers l’enlisement en poussant les troupes de la Cedeao vers l’impasse. D’ailleurs, les intérêts contradictoires et la position confuse de certains Etats dans la région, comme l’Algérie, compliquent la donne. L’Algérie est passée du «niet» catégorique vers une opposition conditionnée, après avoir été partiellement en faveur d’une telle initiative, ce qui ne manque pas de compliquer davantage la crise. L’objectif aujourd’hui est d’élaborer une stratégie globale et intégrée dans laquelle l’ensemble des pays de la région, à savoir l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique du Nord qui, face à une menace collective, doivent apporter une réponse collective.

- Vous avez parlé de l’Afrique du Nord, quel pourrait être le rôle du Maroc dans cette région?
- Le Maroc a fait partie du passé de cette région, aujourd’hui, il ne peut pas ne pas être un acteur principal dans son avenir. Le Maroc reste un état incontournable dans toutes les équations sécuritaires dans la région, vu son poids et sa position géographique. Il est aussi notable par rapport au rôle qu’il a toujours joué et pour lequel il a toujours œuvré, à savoir installer la sécurité et la stabilité régionale. Le Maroc est un pays qui peut coopérer pleinement avec d’autres Etats pour apporter des réponses aux situations de crise multiples que connaît le Sahel.

Source: leconomiste.com